Molly Je l’avais oublié ce moment de douceur De l’accueil d’un chiot au pas de notre porte. Oui certains souvenirs le chagrin les emporte Telle feuille à l’automne au vent froid du malheur.
Cette boule de vie au regard aguicheur Nous charme sans effort et de suite elle emporte L’adhésion de tous pour être notre escorte Pour un temps infini comme un porte-bonheur
Fidèle compagnon à chaque randonnée Elle aime aussi son coin près de la cheminée Où se mire sa robe à couleur rouge feu.
Je la pense endormie alors qu’au moindre bruit, Quand je bouge une braise armé d’un pique-feu Se dresse son oreille et son œil qui s’instruit.
Souffle du printemps La nature a jeté son grand coup de pinceau Trempé de chlorophylle à si belle nuance Et de mille couleurs, un splendide faisceau
Versé sur tous les champs avec grande abondance Pour orner le berceau d’un décor ravissant Et là s’éveilleront l’oiseau, le faon naissant
Et tous les animaux d’un printemps pittoresque. Le jaune du colza répond au blé d’hiver Forme un tapis géant comme une immense fresque Sur le sol du Vexin ou domine le vert.
Mais les coquelicots et leur teint romanesque Leur donnent un aspect, sous un ciel entrouvert, D’un tableau de Monet. Une image dantesque Ouvrant un gai printemps à l’azur découvert.