Archives pour la catégorie LES SONNETS

SONNET A REFRAIN _Les saisons de la vie ©

Les saisons de la vie

Rêvant d’éternité, qui ne se force à rire ?

Et s’agrippe l’automne aux jupes de l’été

Mais oui ; passent les ans et vient l’anxiété

Des douleurs et des peurs que l’on ne peut décrire

Rêvant d’éternité, qui ne se force à rire ?

 

Car accourt un hiver qui lui veut réécrire

Sur sa partition chagrine et d’âpreté

La note désespoir, de tout le temps raté.

Toute jeunesse a fui… qui peut en Dieu s’inscrire ?

Car accourt un hiver qui lui veut réécrire.

 

Mais faut-il s’accrocher aux fleurs des jours heureux ?

Aux temps et souvenirs de joie ou douloureux.

Ou sont mes vingt printemps ce bel âge frivole ?

Mais faut-il s’accrocher aux fleurs des jours heureux ?

 

Pourvus au fond du cœur en Dieu d’un sûr espoir,

Son amour merveilleux montrant son bon vouloir

Que j’aille auprès de Lui par Jésus ma boussole,

Pourvus au fond du cœur en Dieu d’un sûr espoir

Pierre MICHEL

SONNET MAROTIQUE © _ L’horloge

L’Horloge

Tic tac, tic tac bruisse et chante la pendule,

Inlassable envoûtante elle égraine le temps,

Cantilène inaudible aux cœurs impénitents

Comme à tous jeunes gens au minois sans ridule.

 

Puis la neige envahi le cheveux qui ondule

Vient la voix qui se casse et les mots chevrotants.

Que penche la tour et… les pas sont hésitants

Et la lucarne ouverte inutile module.

 

Il me semblait hier, à la belle saison ;

Qu’il était impossible hormis la trahison

Que ce corps résistant, rien ne pouvait l’abattre.

 

Tic tac, tic tac s’envole et disparaît le jour,

Qu’à Dieu j’ai confié sachant qu’il est amour.

Son pardon est certain en paix je peux m’ébattre.

Pierre MICHEL

POÉSIE CLASSIQUE_LE SONNET À REBOURS : Les phares bretons

Les phares bretons

Ils ont le pied marin campé en mer d’Iroise

Géants de la Bretagne ils sont fidèlement

Sentinelle clémente à tout bateau qui croise

Le Nividic en tête et plus loin la Jument

Ainsi que le Créac’h se dressent en cerbère

Dans ces endroits spumeux et de mer en colère

Mais il en est combien tout aussi merveilleux

Plantés de-ci de-là, d’allure magnifique.

Ils sauvent le marin du piège maléfique

Caché sous les embruns, les pics rocailleux.

Il en est encore un au nom si chatouilleux

C’est le Petit-Minou tendrement poétique

De Brest il ouvre ainsi la rade sympathique.

D’Armor en Bigouden ils sont fils orgueilleux.

Pierre MICHEL

SONNET SEIZAIN_ L’enjeu existentiel. ©

193_LE SEIZAIN_ L_Enjeu existentiel.

L’enjeu existentiel.

Quel est donc pour l’humain le but existentiel ?

Pour rêver d’infini Dieu nous a mis le ciel
Et la lune en flambeau éclairant notre marche
Un soleil lumineux ami de notre tâche
L’insondable petit, caché, confidentiel.

Les étoiles il fixa d’une solide attache
La plus brillante au nord sorte de logiciel
Pour les marins errant sur le flot démentiel.
L’étoile du berger indique le relâche

Du pâtre et des brebis, un repaire officiel.
Hélas en négligeant le divin le potentiel
Les gens pensent alors que vivre avec panache

C’est de chercher un gain au cours exponentiel.
Et ce beau monde fuit en suivant bien l’houache
Du tout informatique oubliant l’essentiel…

Mais c’est connaître Dieu ! Le but existentiel.

Pierre MICHEL

SONNET SEIZAIN _ Un joyau de Vendée. ©

Un joyau de Vendée

Connaissez vous cette île ? Un joyau de Vendée…

Découverte un mois d’août espéré sans ondée
Elle charme mon coeur à l’éveil du matin,
Puis caresse mon corps d’un air vif et mutin
Envahissant mon nez d’une odeur iodée.

Sa plage du midi, doux sable de satin
Se repose au soleil, radieuse inondée
De l’odeur du zéphyr sur une mer ridée
Tandis qu’au large passe un petit brigantin.

Parcourir ses salants à forme débridée
Voir là un tas de sel, sentinelle attardée
De ces lieux reculés et gardant son butin.

Sur la grève plus loin la mémoire est gardée
A l’abri d’un hôtel au luxueux destin
Et de cabanons blancs à splendeur démodée.

Noirmoutier est le nom du joyau de Vendée.

Pierre MICHEL