Archives pour la catégorie Poésie forme libre

Poésie libre__ Le gnome désespérance.©

037_ POÉSIE LIBRE_Le Gnome Désespérance_____

Le gnome désespérance ©

S’approchant d’une vie, le gnome…
Arrache le bonheur d’une mome.
Il en connaît la trame
Il broie et plie son âme.

S’approchant d’une vie, le gnome…
Désespérante odeur, arôme.
Ne laissant qu’un ciel pouri
Il ricane et s’enfuit.

S’approchant d’une vie, le gnome…
Il déteste les cœurs, binomes.
Quand deux cœurs sont unis
Pour lui le ciel est gris.

S’approchant d’une vie, le gnome…
Il veut faire de ta vie son home
Révolte donc ton cœur
Rejette sa rancœur.

S’approchant de ta vie, le gnome…
Il sera bien surpris, du tome
Que tu lui auras écrit
Écris… j’aime la vie…

Pierre Michel

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Poésie libre_ La plume du poète

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La plume du poète
Plume… plume, vole bien haut
Et dis-moi ce que tu vois la haut…

Je vois vers les pays du sud
Où le soleil donne sa plénitude
La belle noire aux regards de feu
Lancer les yeux doux à son amoureux.

Plume… plume, vole bien haut
Et dis-moi ce que tu vois la haut…

Vers les pays du Nord
Brunes et blondes parées d’or
Mettent jeunes gens à leurs genoux
Car l’amour les rend tout doux.

Plume… plume, vole bien haut
Et dis-moi ce que tu vois la haut…

À l’ouest… belles filles et amérindiennes
Guettent les cavaliers en file indienne
Descendant de leurs chevaux
Pour qu’eux aussi jouent les Marivaux.

Plume… plume, vole bien haut
Et dis-moi ce que tu vois la haut…

À l’est très loin vers l’Asie
Belles filles s’y trouvent aussi
Derrière leurs beaux yeux amande
Regardent les beaux gars… les gourmandes.

Plume… plume, toi qui voles si haut
Dis-moi où suis-je dans le lot… ?

Toi… ? Tu es en douce France
C’est le pays de ta naissance
Coquin que tu es, c’est certain
À ta blonde tu chantas même refrain.

Plume… plume, toi qui voles si haut
Ce que tu vois la haut est si beau
Alors c’est qu’il y a de l’espoir
Pour l’homme qu’il soit blanc ou noir…

Pierre MICHEL

Dilatation du poème de Paul Verlaine_ Marine.

165_POÉSIE_Dilatation d'un Poème de Paul Verlaine_Marine_____

Dilatation du poème de Paul Verlaine_ Marine.

L’océan au ressac furieux et sonore
Palpite en cœur vivant et comme fou sous l’oeil
De la lune semblant compatir tout en deuil,
Et palpite en un flux, hurlant sa peine encore,

Tandis qu’il pleure et geint c’est là qu’un vif éclair
Brutal et violent, comme un sabre sinistre
Fend le ciel orageux et sa couleur de bistre
D’un long déchirement, foudroyant zigzag clair,

Et que fougueusement, hargneuse chaque lame,
En bonds sur les rochers et retours convulsifs,
Le long de cette côte et ses nombreux récifs.
Va, vient, luit en flocons vociférants et clame,

Et qu’au dessus des eaux se peint le firmament,
Où le fléau s’enfuit et quand l’ouragan erre
Rugit tel un tambour le raffut du tonnerre
Impétueusement et formidablement.

Pierre MICHEL