Papillon du printemps tes ailes irisées, Illuminent les chants, les rêves du moment Renaissant de l’hiver tu es événement, Aux couleurs du beau temps, de pruines poudrées
Mes délires d’enfant aux heures enchantées, Te doivent bien souvent l’idée du mouvement. Soyeux et coloré ton vol suavement, M’enivre de brouillards, de douceurs et rosées
Le regard attendri je contemple ton vol, Délice de mes sens oubliant le licol, Dures lois d’aujourd’hui violentes, brutales.
Ho ! oui je veux chanter, de la vie la faveur, Du poète amoureux des champs et des cigales Envole loin mon cœur, papillon du bonheur…
Le merle qui chantait Un mois de mai joyeux aux journées miellées M’offrit une faveur que j’en restais sans mot. Tout pâlot, le soleil brillait sur le hameau Egayant de couleurs les prés et les allées.
Un merle au loin dansant sur des branches effilées A tue-tête jasait, perché sur un ormeau, Un sifflet répondant fusait d’un vert rameau. L’écureuil, lui, faisait des chutes affolées !
Sur un tapis de fleurs explosant plein d’ardeurs, De jeunes pissenlits étalaient leurs rondeurs Si jolie à mes pieds, une belle ancolie.
La faune des sentiers, de toutes les forêts, Heureuse du printemps, semblait comme en folie Soudain… noir il fut là, sautant sur les murets…