Tous les articles par P. MICHEL

SONNET FRANÇAIS_PAPILLON OLYMPIQUE

210_SONNET FRANÇAIS ©_Papillon olympique

210_POESIE CLASSIQUE LE SONNET FRANÇAIS ©

Papillon olympique

Tu es comme un beau rêve un si merveilleux songe

Qui apparaît parmi les herbes desséchées.

Ailes closes, qui voit tes couleurs bien cachées ?

Je m’approche en douceur et posément m’allonge

Les yeux fixés sur toi, je suis comme une éponge

Je bois tes noirs et blancs, ces grâces affichées

Et je m’attends à voir tes zones bien nichées

Quand s’ouvrira ton vol pour que mon âme y plonge.

Soudain, c’est le moment d’ admirer tes couleurs

Car tu t’épanouis d’éclats vifs enjôleurs

Pour butiner les fleurs à l’odeur accueillante

Mais, oh ! C’est la surprise offrant à mes regards

Tel olympique anneau, ta robe scintillante. 

J’en suis coi ! admirant tes flambants étendards.

Pierre MICHEL

Poésie classique, le rondeau parfait : L’Automne ©

L’Automne

C’est la fin de saison de l’artiste divin

Esquissant les contours d’une fresque géante

D’un automne blafard sous le ciel  du Cervin,

Emporté vers l’oubli d’une prison béante.

C’est le temps des cieux gris, de l’heure fainéante,

Moment de poésie inspirant l’écrivain.

Septembre se revêt d’une robe séante,

C’est la fin de saison de l’artiste divin…

Vois, la cigogne part du marais poitevin,

Un crachin froid, piquant, chargé d’eau mécréante

Fouette le visage et les mains de Sylvain

Esquissant les contours d’une fresque géante.

Octobre doit payer à cette heure échéante

Sa dette en feuilles d’or au fond d’un creux ravin,

Un tapis chaleureux liseuse suppléante

D’un automne blafard sous le ciel du Cervin.

Le vent pile la feuille et donne ce levain

Au sol qui se repaît d’une manne grouillante.

D’un cycle titanesque où durer semble vain  

Emporté vers l’oubli d’une prison béante.

Le soleil est caché, sa lueur vacillante

Ne parle plus au jour, ni de même au devin.

Dans cette cathédrale à l’allure touchante

De troncs tondus et nus tel dos rasé d’ovin,

C’est la fin de saison…

     Pierre MICHEL

SONNET CURTAL_L’enfant gourmand.©

https://youtu.be/IazXMpfLxtc?list=PLeuP8MDlaaAHcf51T5lKdiKlb2tK1rT4b

L’enfant gourmand

En remontant la rue allant au boulanger

Les odeurs arrivaient bien avant la boutique

Et je laissais alors ces douceurs me piéger

 

Mon pas se faisait lent pour la route allonger

Et me permettre ainsi le rêve boulimique

Une orgie ou l’encas d’un gâteau fromager

 

Le tout était offert et je planais en songe

Dans l’effluve sucré gavé comme une éponge

Lentement

 

Enfin il fallait bien entrer dans cette échoppe

Mais bien sûr en restant aux délices myope

Crânement

Pierre MICHEL

SONNET CURTAL © _ À Séléné la muse.

Illustration par Maria MORALÈS

À Séléné la muse.

Son éclat opalin éclaire un résineux

Sous un bleu nuit profond et pailleté d’étoiles.

Dame blanche à l’affût lance un cri caverneux

Sur la ferme au grand mur danse un violoneux

Ou l’ombre d’un bateau perdant toutes ses voiles

Que fait vibrer Éole en bals vertigineux

Voit combien d’amoureux sous le bel astre antique

Ils échangent leurs voeux prenant l’air poétique

Souriant

Ô reine qui scintille à  ta clarté je rime

Confiant

Près de toi le poète infuse le sublime.

Pierre MICHEL

SONNET A REFRAIN © _Les Vacances

 

Les vacances

Tant sont beaux les plaisirs du sable et puis de l’eau

Quand au petit matin le ressac nous réveille

L’air vif sous les sapins est comme une corbeille

D’ivresse que l’enfant en devient un moineau

Tant sont beaux les plaisirs du sable et puis de l’eau

 

On a bien remisé ménage et gros plumeau

La vie ainsi revêt son côté bienveillance

Qui nous permet alors un regain de romance

Et  le vent de la mer fourbit le nid d’oiseau

On a bien remisé ménage et gros plumeau

 

On trouve enfin le temps pour aller à la pêche

Ou bien la promenade en bateau qui l’empêche ?

Et encore rêver avec un bon bouquin

On trouve enfin le temps pour aller à la pêche

 

Si le corps n’est vêtu que de l’indispensable

Pour glaner le soleil, il brûle le coquin

Qui ne s’est protégé de Ra l’abominable

Si le corps n’est vêtu que de l’indispensable

Pierre MICHEL