Archives pour la catégorie LES FORMES DE RONDEAUX

LE RONDEAU REDOUBLÉ, dit PARFAIT___Quand une rose s’ouvre

197_RONDEAU REDOUBLÉ_Quand-une-rose-s'ouvreQuand une rose s’ouvre.

Quand une rose s’ouvre aux doux bras d’une mère,

Vacillant de bien-être au souffle de douceur

De la vie au regard d’azur bleu qui libère.

Oh la belle saison au vrai goût de bonheur !

C’est un âge béni qui donne la faveur

D’un mirifique amour, comme un ciel sans mystère

De l’enfant offert là dans sa douce fraîcheur

Quand une rose s’ouvre aux doux bras d’une mère.

Il n’est d’odeur si douce ornant une brassière

Que la fleur gazouillant dans le bras cajoleur,

La berçant tendrement comme une primevère

Vacillant de bien-être au souffle de douceur.

Si le phénix reçoit un œil admirateur,

Combien plus merveilleux, la ressemblance au père

Ressort sur une lèvre ou sur un front rêveur

De la vie au regard d’azur bleu qui libère.

Le temps suspend son vol l’heure se fait lumière,

Le cercle de famille à l’oeil admirateur

Ne cesse de louer d’oser la surenchère.

Oh la belle saison au vrai goût de bonheur !

Alors n’attendons plus, pour donner notre coeur

À l’auteur du vivant sur notre belle sphère.

Il prouva son amour en donnant pour Sauveur

Jésus qui nous fait don, de bien plus que sur terre

Quand une rose s’ouvre…

Pierre MICHEL

LE RONDEAU PARFAIT ou REDOUBLÉ_ Soleil. ©

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Soleil

Qu’ils sont doux tes rais d’or de charme et de chaleur
M’offrant les souvenirs d’oiseaux dans la charmille
Dans un raffut fréquent plus ou moins racoleur
Et fulminant sans cesse au vu d’une chenille.

Oh bel astre du jour vêtu de la guenille
D’un hiver cotonneux, lorsqu’en mars ta pâleur
Peint d’un ton flavescent la charmeuse jonquille,
Qu’ils sont doux tes rais d’or de charme et de chaleur.

Le poète en sonnet et le peintre en couleur
Esquissent les contours des mois au goût vanille,
Fardent d’éclats la toile et font naître un siffleur
M’offrant les souvenirs d’oiseaux dans la charmille.

En un vers ou bien cent le barde alors babille
D’un rondeau d’un rondel. Il a le mot charmeur
Pour la rose ou l’oiseau perché sur sa brindille
Dans un raffut fréquent plus ou moins racoleur.

Je me laisse envahir d’un rêve d’oiseleur
Quand passe le pivert et toute sa famille,
Vois il s’agrippe au tronc le cri aigu râleur
Et fulminant sans cesse au vu d’une chenille.

Ho joyeux disque d’or plante la banderille
De ton trait chatoyant espiègle et cajoleur.
Réveille la nature et que ta gloire brille
Sur l’éveil printanier du cerisier en fleur
Qu’ils sont doux tes rais d’or …

Pierre MICHEL

Le rondeau parfait : L’Automne ©

182_RONDEAU PARFAIT_ L'Automne
L’Automne

C’est la fin de saison de l’artiste divin
Esquissant les contours d’une fresque géante
D’un automne blafard sous le ciel du Cervin,
Emporté vers l’oubli d’une prison béante.

C’est le temps du ciel gris, de l’heure fainéante,
Moment de poésie inspirant l’écrivain.
Septembre se revêt d’une robe séante,
C’est la fin de saison de l’artiste divin…

Vois, la cigogne part du marais poitevin,
Un crachin froid, piquant, chargé d’eau mécréante
Fouette le visage et les mains de Sylvain
Esquissant les contours d’une fresque géante.

Octobre doit payer à cette heure échéante
Sa dette en feuilles d’or au fond d’un creux ravin,
Un tapis chaleureux liseuse suppléante
D’un automne blafard sous le ciel du Cervin.

Le vent pile la feuille et donne ce levain
Au sol qui se repaît d’une manne grouillante.
D’un cycle titanesque où durer semble vain
Emporté vers l’oubli d’une prison béante.

Le soleil est caché, sa lueur vacillante
Ne parle plus au jour, ni de même au devin.
Dans cette cathédrale à l’allure touchante
De troncs tondus et nus tel dos rasé d’ovin,
C’est la fin de saison…

Pierre MICHEL

141_RONDEAU PARFAIT_ Salomon et le Lys

141_RONDEAU PARFAIT_ Salomon et le Lys

Salomon et le Lys
Sûr mieux que Salomon paré dans sa splendeur
De voiles d’or sertis de perles en brochure
Nimbé de sapience et sublime grandeur
Ne fut jamais si beau qu’un lys et sa parure.

Contemple de tes yeux ce joyau, la nature,
Vois la griffe le sceau, cet aspect de grandeur
De celui qui la fit et mit sa signature
Sûr mieux que Salomon paré dans sa splendeur.

Jésus donne en exemple un oiseau ou la fleur
Cette plante fragile et qui peu de temps dure
Mais nous étonne fort, de grâce et de couleur
De voiles d’or sertis de perles en brochure.

Et si l’herbe des champs a la gloire pour bure
Et l’aile l’apparat et l’éclat envoûteur,
Cela montre l’amour de Dieu de sa stature
Nimbé de sapience et sublime grandeur.

Le Sauveur enseigna de ne pas avoir peur.
Pourquoi s’inquiéter pour votre nourriture
Ou bien qu’un vêtement cachant votre pudeur
Ne fut jamais si beau qu’un lys et sa parure ?

Le bon sens à grands flots coule de l’embouchure
Du parfait évangile, et sa douce candeur
Nous apprend à aimer chassant la déchirure,
Habillant les humains d’un manteau de bonheur,
Sûr mieux que Salomon…
Pierre MICHEL

Le Rondeau Parfait : L’AMOUR DIVIN

100_LE RONDEAU PARFAI_ Des traces de pas sur le sable___eee

L’ Amour divin
Des traces de pas sur le sable…
L’empreinte d’un corps sous l’effort
D’un fardeau lourd, abominable,
Le terrassant dans ce décor.

Le fils de Dieu souffrit à tort
Sur cette route détestable,
Il y laissa dans l’inconfort
Des traces de pas sur le sable.

C’était un coeur très charitable
Qui voulait nous mener au port
Il laissa donc dans une étable
L’empreinte d’un corps sous l’effort

Il m’avait vu, j’étais en tort,
Rongé, détruit, faute insolvable
Anéanti sans réconfort
D’un fardeau lourd, abominable.

Dans son amour tant insondable
Il me pardonne et me rend fort.
Payant l’erreur combien blâmable
Le terrassant dans ce décor.

C’est le bonheur divin transport
Qui, de ce jour, me rend comptable
De ses bienfaits de son support
Il est vivant c’est constatable,
Des traces de pas.

Pierre MICHEL