Le merle qui chantait Un mois de mai joyeux aux journées miellées M’offrit une faveur que j’en restais sans mot. Tout pâlot, le soleil brillait sur le hameau Egayant de couleurs les prés et les allées.
Un merle au loin dansant sur des branches effilées A tue-tête jasait, perché sur un ormeau, Un sifflet répondant fusait d’un vert rameau. L’écureuil, lui, faisait des chutes affolées !
Sur un tapis de fleurs explosant plein d’ardeurs, De jeunes pissenlits étalaient leurs rondeurs Si jolie à mes pieds, une belle ancolie.
La faune des sentiers, de toutes les forêts, Heureuse du printemps, semblait comme en folie Soudain… noir il fut là, sautant sur les murets…
Heure d’hiver interminable Tu t’estompes doucettement En février c’est agréable Heure d’hiver interminable Comme Pinochio le coupable tu t’allonges très sûrement Heure d’hiver interminable Tu t’estompes doucettement
Comme le bœuf quitter l’étable je veux cela très goulûment Me promener c’est ineffable Comme le bœuf quitter l’étable Vivre un bonheur fort enviable Cheveux aux vents, autre agrément Comme le bœuf quitter l’étable je veux cela très goulûment
Pierre MICHEL
Poésie de l'âme et du coeur, de la vie et de l'espérance.