Pour rêver d’infini Dieu nous a mis le ciel Et la lune en flambeau éclairant notre marche Un soleil lumineux ami de notre tâche L’insondable petit, caché, confidentiel.
Les étoiles il fixa d’une solide attache La plus brillante au nord sorte de logiciel Pour les marins errant sur le flot démentiel. L’étoile du berger indique le relâche
Du pâtre et des brebis, un repaire officiel. Hélas en négligeant le divin le potentiel Les gens pensent alors que vivre avec panache
C’est de chercher un gain au cours exponentiel. Et ce beau monde fuit en suivant bien l’houache Du tout informatique oubliant l’essentiel…
Découverte un mois d’août espéré sans ondée Elle charme mon coeur à l’éveil du matin, Puis caresse mon corps d’un air vif et mutin Envahissant mon nez d’une odeur iodée.
Sa plage du midi, doux sable de satin Se repose au soleil, radieuse inondée De l’odeur du zéphyr sur une mer ridée Tandis qu’au large passe un petit brigantin.
Parcourir ses salants à forme débridée Voir là un tas de sel, sentinelle attardée De ces lieux reculés et gardant son butin.
Sur la grève plus loin la mémoire est gardée A l’abri d’un hôtel au luxueux destin Et de cabanons blancs à splendeur démodée.
Ton essence est l’amour, ô divin créateur, Puissant et généreux se cachant de l’insulte De celui qui conteste en dur accusateur, Tu le laisses croupir dans son affreux tumulte. Mais pour celui qui vient à toi l’esprit loyal Tu donnes ta bonté ton plein pardon royal. Ouvrant tous les trésors des portes de la grâce Tu laves du péché, tu supprimes sa trace. Jésus tu fais de moi l’ami le confident Qui tôt cueille conseil en ton pur sanctuaire Et vis de ton triomphe à la croix du calvaire. Sans craindre les fureurs ni le moindre incident, Le soleil de la foi me fait marcher sur l’onde Il affermit mon pas sur l’incertain du monde.
L’immaculé manteau vient de fondre au soleil Et la faible chaleur bouscule la nature. La terre embrasse alors sa nouvelle aventure, Timidement les fleurs sortent de leur sommeil.
Sous les rais enchanteurs, le tableau sans pareil D’une exquise corbeille au bord de la clôture S’offre à mes yeux ravis. Une belle peinture De violets claquants, chantonne cet éveil.
Alors de-ci de-là c’est toute la pelouse Qui se teint d’or et feu, faste robe andalouse Au chant de flamenco qui libère son nard.
C’est le temps des crocus à la gorge élégante Aux stigmates chargés, la promesse fringante D’échapper à l’hiver et son froid si traînard.
C’est l’écho du printemps triomphant, goguenard.
Pierre MICHEL
Poésie de l'âme et du coeur, de la vie et de l'espérance.