Tous les articles par P. MICHEL

POÉSIE CLASSIQUE_LE SONNET À REBOURS : Les phares bretons

Les phares bretons

Ils ont le pied marin campé en mer d’Iroise

Géants de la Bretagne ils sont fidèlement

Sentinelle clémente à tout bateau qui croise

Le Nividic en tête et plus loin la Jument

Ainsi que le Créac’h se dressent en cerbère

Dans ces endroits spumeux et de mer en colère

Mais il en est combien tout aussi merveilleux

Plantés de-ci de-là, d’allure magnifique.

Ils sauvent le marin du piège maléfique

Caché sous les embruns, les pics rocailleux.

Il en est encore un au nom si chatouilleux

C’est le Petit-Minou tendrement poétique

De Brest il ouvre ainsi la rade sympathique.

D’Armor en Bigouden ils sont fils orgueilleux.

Pierre MICHEL

LE DIZAIN_ Jour d’hiver.

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Jour d’hiver

Cloué sur mon fauteuil, à travers la fenêtre

Je vois le reflet pâle et blafard du soleil.

Ce jour n’est pas propice au petit tour champêtre

Les couleurs ont perdu leur éclat sans pareil,

M’invitant sur-le-champ vers un petit sommeil.

Mais je fais choix du feu pour goûter sa chaleur

M’approchant du brasier et son éclat rageur

Sa chaleur me pénètre et l’onde rayonnée

Devient la giboulée au souffle de bonheur

Qui fait  jaillir en moi sa plume carminée

Pierre MICHEL

 

LE RONDEAU REDOUBLÉ, dit PARFAIT___Quand une rose s’ouvre

197_RONDEAU REDOUBLÉ_Quand-une-rose-s'ouvreQuand une rose s’ouvre.

Quand une rose s’ouvre aux doux bras d’une mère,

Vacillant de bien-être au souffle de douceur

De la vie au regard d’azur bleu qui libère.

Oh la belle saison au vrai goût de bonheur !

C’est un âge béni qui donne la faveur

D’un mirifique amour, comme un ciel sans mystère

De l’enfant offert là dans sa douce fraîcheur

Quand une rose s’ouvre aux doux bras d’une mère.

Il n’est d’odeur si douce ornant une brassière

Que la fleur gazouillant dans le bras cajoleur,

La berçant tendrement comme une primevère

Vacillant de bien-être au souffle de douceur.

Si le phénix reçoit un œil admirateur,

Combien plus merveilleux, la ressemblance au père

Ressort sur une lèvre ou sur un front rêveur

De la vie au regard d’azur bleu qui libère.

Le temps suspend son vol l’heure se fait lumière,

Le cercle de famille à l’oeil admirateur

Ne cesse de louer d’oser la surenchère.

Oh la belle saison au vrai goût de bonheur !

Alors n’attendons plus, pour donner notre coeur

À l’auteur du vivant sur notre belle sphère.

Il prouva son amour en donnant pour Sauveur

Jésus qui nous fait don, de bien plus que sur terre

Quand une rose s’ouvre…

Pierre MICHEL

PANTOUM_ Écho dans la charmille.

Echo dans la charmille

Chante l’oiseau dans la charmille

Flûtant sa joie au bord de l’eau,

Pour moi c’est une cantatille 

Que je veux offrir en cadeau

Flûtant sa joie au bord de l’eau

De ce bonheur de vivre au monde

Comme une offrande et un cadeau

Bel air joyeux coulant sur l’onde.

De ce bonheur de vivre au monde

Il siffle un hymne avec ferveur

Bel air joyeux coulant sur l’onde

C’est un refrain doux de saveur

Il siffle un hymne avec ferveur

Montrant ainsi comme il jubile.

C’est un refrain doux de saveur

A Celui qui  nous fit habile

Montrant ainsi comme il jubile

Au créateur de ce bienfait,

A Celui qui  nous fit habile

Digne d’un éloge parfait.

Au créateur de ce bienfait

Donnant une grâce excellente

Digne d’un éloge parfait

Telle une antienne triomphante.

Donnant une grâce excellente,

Sa vie aussi lui vient de Dieu !

Telle une antienne triomphante

Me répondant en ce doux lieu.

Sa vie aussi lui vient de Dieu

Qui l’a sorti de sa coquille.

Me répondant en ce doux lieu

Chante l’oiseau dans la charmille.

Pierre MICHEL

 

LE VIRELAI en quatrain : Mon nid ©

88__LE VIRELAI_en quatrain_ Mon nid_____)

Mon nid
Mon nid, rêve en promenade ;
Sol de lys, belle maison,
Merles sifflant au buisson.
L’oiseau plongeant en baignade.

Je marche vers le ruisseau….
Et j’ai l’âme subjuguée,
Par l’éblouissant tableau
D’un doux faon sous la nuée.

Le temps fuit, lance une œillade
En note de violon,
Pastorale au vent fripon
Qui caresse et je m’évade.

Mon nid, rêve en promenade.

Cithare, au trille si beau,
Coule en perle de rosée
Et je plane à ce morceau
Tel cris de grive envolée.

Baigné par la douce aubade,
Je veux rester ; m’accrocher.
Il est si doux de t’aimer
Mon oasis et ma rade.

Mon nid, rêve en promenade.
Pierre MICHEL