Oh je voudrais entendre et toujours écouter Tous les mots que ton cœur chuchote de ta bouche, Ouïr tous tes accents tes éclats d’oiseau-mouche Tu m’as mis en émoi, tu sais bien m’enchanter.
Et les émotions de ton âme tremblante, Tes sentiments en fleur glissant sur cette pente M’attirent toujours plus, j’en suis fou de bonheur.
Ta musique et le son qui frappent mon oreille Trouvent en moi l’écho d’une amitié pareille Qui répond tout heureux d’une telle faveur
Te regarder chanter… Que toujours je ressente Ton vocable et sa ronde et comme m’y noyer Pour me réveiller fort et d’amour te choyer, Couvert par la douceur de ta voix caressante.
Eternel mon berger! Avec toi c’est l’aisance Car en de vert pâtis tu me fais reposer. Tu me conduis vers l’eau pour ma soif apaiser, Mon âme tu nourris par ta douce puissance.
Ta justice oh mon Dieu conduit mon espérance Ni le mal ni la mort ne peuvent me briser. Les flots de ton amour sont là pour m’arroser, Ta houlette est le bois m’assurant ta présence.
Tu dresses devant moi une table d’honneur Face à mes ennemis. L’onction de douceur Coule sur mes cheveux et sur moi ta richesse
La grâce et le bonheur seront là chaque jour Tout au long de ma vie, et je vivrai sans cesse Dans la maison de Dieu pour clore ce séjour.
Si tu veux le bonheur, du méchant fuis la route Et ne t’arrêtes pas au sentier du pécheur. Ne t’assieds ni ne suis le compagnon moqueur Mets en Dieu ton plaisir et ne crains la déroute.
Tel l’arbre auprès de l’eau la chaleur ne redoute, Il donne un vert feuillage un beau fruit de valeur. Ainsi, l’homme qui croit au puissant créateur Voit tout lui réussir car il marche sans doute
Il n’en est pas ainsi du fourbe et du méchant Ils ne résistent pas et vont en trébuchant Ils sont comme la paille et le vent les dissipe
Au jour du jugement ensemble ils périront, Mais pour les vrais croyants, fidèle à son principe, L’éternité, la paix, tous les couronneront
En ta présence. Que j’aime ces instants, ou comme un frais ruisseau Ma louange à grand flot répand son abondance, Ainsi l’oiseau sifflant ses trilles en cadence Heureux, chante ta gloire en haut de l’arbrisseau.
Tel psalmiste en écrits ou peintre et son pinceau, Proclame ta bonté, peint en bleu ta clémence, Pour moi je vais rimant en ta sainte présence Le cap sur ton amour, magnifique vaisseau,
Pour t’offrir en encens la vague poétique D’allégresse et gaîté, courant béatifique Qui flotte sur mon cœur, bel étendard au vent.
Ta sainteté, douceur, pureté sans égale Envahit tout mon être en ce moment fervent. Mon âme oh Dieu te voit ! Ma joie est abyssale.
Un si grand amour Son amour est si grand, nul n’en sait la hauteur, Qui saurait révéler sa profondeur immense ? Serait-ce un cœur humain par son intelligence Lui qui ne connaît pas de ses jours la longueur ?
Les espaces infinis des cieux et leur splendeur Les volcans si fougueux et leur effervescence Ne sont qu’un doux reflet de la grâce en puissance Qu’il a manifesté par faveur au pécheur.
Cela reste invisible au violent qui gronde Adorant le péché, la crasse de sa ronde, Niant le Créateur de notre humanité.
Mais pour l’homme contrit, en Jésus est une eau, Un pardon qui transforme en un être nouveau. Car il aime sans fin le Dieu d’éternité ! Pierre MICHEL
Poésie de l'âme et du coeur, de la vie et de l'espérance.