Il faut lever les yeux, sonder l’immensité Du ciel, des profondeurs, dépasser l’apparence, Découvrir l’invisible et sa magnificence, Entrer dans les chemins de la diversité.
Avancer à grand pas de curiosité Et tout cela malgré notre insignifiance. Comme un enfant ouïr la voix et la puissance Du son de la nature à forte intensité.
L’infiniment petit sous la voûte céleste Nous invite au respect puis à rester modeste Au regard des splendeurs de la création,
De celui qui voulu l’être humain en ce monde. Il n’est pas loin de nous, de ses bienfaits inonde Chacun, donnant la vie et respiration.
Oh je voudrais tracer au ciel si glorieux Sur cette feuille d’or du bleu de ta présence, La lettre d’allégresse et de reconnaissance Que mon cœur a conçu dans un élan pieux.
Car tu m’as arraché de l’abîme odieux Où le péché vainqueur roulait mon indigence Dans ses flots, son écume et sa triste licence. Et j’étais là gisant, sous ses coups furieux…
C’est à l’instant final au fond de la détresse Qu’ayant crié vers toi, mon âme pécheresse A vu ton grand secours… Lavé puis consolé
Tu m’as dressé debout en ta sainte audience, Car il était prévu dans ton omniscience Le salut des pécheurs par Jésus immolé.
J’ai bien perçu le son de l’incrédulité Mais aussi tout le bruit du rejet athéiste, Mon oreille a saisi l’évolutionniste Et de même le non de l’amoralité.
Puis la voix de mon Dieu disant sa vérité Par les cris du soleil, sa balade optimiste Et la nature aux chants, joués par l’organiste De la vie en puissance en authenticité,
Annonçant aux humains le pardon l’espérance, Un retour à la paix vers le Dieu de clémence. Mais il fallu payer, le lourd prix du péché.
Sur les bleus infinis des cieux, de l’étendue, Cloué sur une croix, sanglant fut attaché Jésus, écrivant là ton pardon grâce indue!
Il n’était qu’un bourgeon, elle un bouton de rose, Sur la route des ans chacun sur son chemin. La douceur du foyer et l’horizon carmin Berçaient leurs jours heureux dans une douce pause.
Mais c’est bien reconnu, jeunesse en est la cause. Car s’éveille à l’instant le joyeux lendemain Qui voit s’épanouir la fleur couleur jasmin, Vol pur d’un papillon jouant en virtuose.
Vif envol bousculant l’obstacle ou rêve fou, Vent des émotions aux rives de Corfou Exaltant le trouble d’une âme en chavirage.
Audacieux voilier qui transporte le coeur Dis nous quel est le nom de l’affectif orage..? Je me nomme l’amour, je suis un doux vainqueur…
Mon coeur est douloureux la peine y fait ventouse. Notre monde est pétri d’une horrible ambiance L’assassin parle haut et rit plein d’arrogance. Notre monde est lépreux il plonge dans la bouse.
Vous dites agir pour Dieu, quoi ? L’âme humaine épouse Les instincts les plus bas, la mort en alliance, Pour mieux anéantir la douceur de l’enfance De fillettes qu’un rapt a ravis dans leur blouse.
Ho! je vous prie messieurs, reprenez forme d’homme. Relâchez ces enfants que votre bon sens gomme Cette indigne action, ce geste crapuleux.
Ne vouez pas vos êtres à devenir hyènes Vous perdrez tout honneur de votre exploit pouilleux Car vous tuez l’espoir de deux cent collégiennes
Pierre MICHEL
Poésie de l'âme et du coeur, de la vie et de l'espérance.