Le soleil va paraître, écoute ma chanson, Là s’offre à toi mon cœur telle une ardente flamme En mots d’amour taillés, diamants sur la gamme, Par mes lèvres polis au doux feu d’un buisson.
Épinglé mon regard caresse en un frisson Tes fins cheveux fils d’or, si belle et douce trame Encadrant ton visage en rebelle oriflamme. Tes lèvres font entendre un gai chant de pinson.
Ta présence est pour moi la douce odeur de rose Dans mon jardin secret où la porte bien close Je viens boire le soir la sublime liqueur, Ce nectar de tes yeux aux reflets bleus de l’onde.
Ton visage sourit et se montre vainqueur Car au jeu de l’amour en femme qui dispose Sécurisant l’amarre en soif de vrai bonheur Tu veux ancrer mon âme à la tienne en ce monde.
L’aube de ma jeunesse et toi mon ingénue, M’ont révélé l’attrait tendre et bouleversant De vivre la douceur d’un geste caressant, Suave sur mon front car la joie est venue.
Merveilleux souvenir ivresse bienvenue, Baptême inattendu sublime et renversant, Qui laisse dans mon âme un rayon transperçant Découverte d’un art d’une source inconnue.
Vent brûlant, glace et feu , qu’est-ce face à l’amour Ce sentiment si fort joueur et plein d’humour ? A ce bûcher ardent j’aime brûler ma flamme.
Tes yeux sont devenus mon espoir amoureux Couleur myosotis j’en explore la gamme. Ta main est ambroisie et satin savoureux.
Dès le matin oh Dieu je goûte ta présence Ton amour est si doux qu’il réchauffe mon cœur. De ta grâce les rais aux reflets de blancheur Me transportent de joie au vu de ta clémence.
Mais qui peut concevoir ta bonté ta puissance Pour tant aimer l’humain le laver du malheur ? Puis pour le revêtir de pardon et bonheur, Lui donner le secours bénir son existence.
Soixante ans sont passés… Tu te tiens là présent Me relevant sans cesse alors que me brisant Mon pas chute incertain selon l’heure hasardeuse.
On m’avait dit pourtant que tu n’existais pas Que la foi est folie agitant le trépas. Je dis non ! C’est sans toi que la vie est hideuse.
Inspiré du « Duo des fleurs » de l’opéra Lakmé de Léo DELIBES
INVITE
Viens sous le dôme épais de l’enivrant jasmin Où s’assemble le blanc de son coeur à la rose, Et sur la rive en fleurs s’égayant de carmin Laissons nous entraîner dans cette douce hypnose.
Sur l’onde cristalline écho sans lendemain, Le reflet enchanteur d’une métamorphose Naît au courant fuyant qui nous mène au chemin. Laissons nous entraîner dans cette douce hypnose
Vers la source ou l’oiseau sourit au lendemain. Cueillons le lotus bleu de notre âme en la pose Auprès des cygnes blancs que caresse ma main, Laissons nous entraîner dans cette douce hypnose.
Viens sous le dôme épais de l’enivrant jasmin Laissons nous entraîner dans cette douce hypnose.
La question qui se pose au seuil de l’existence,
Pourquoi suis-je donc né dans ce bel univers ?
Sur ce globe vivant et ses rivages verts
Tel un diamant pur en corne d’abondance.
Car la vie est si courte et injuste l’enfance
Qui dans son moule étroit nous cache les revers,
La mort se déguisant souvent en fait-divers.
A qui récriminer et réclamer clémence ?
En qui se confier ? Ils disent et ne font pas !
Mais qui peut me soustraire au funeste trépas
Dans ce taillis touffu de mon être sans joie ?
Jésus s’est révélé pour mon cœur pénitent
Un message d’amour me guidant sur la voie
De la vie éternelle et là Dieu nous attend.
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Pierre MICHEL
Poésie de l'âme et du coeur, de la vie et de l'espérance.