Il va mourir, il le sait, il le sent Dès la nuit des temps c’est en sa mémoire. Jeté rudement sur le territoire, Accompagné d’un vœu doux, caressant.
Quel mystère en ton sein ; quel fait ; Ô terre ! Aujourd’hui tout est sombre et ténébreux, Enfoui, le grain de peur désespère. Demain est un jour nouveau sans misère, Tel l’homme il revivra mais bienheureux.
Ce monsieur Arouet… qu’on appelait Voltaire Écrivit bien ces mots, sans se déconcerter. « Si Dieu n’existait pas il faudrait l’inventer ». En s’exprimant ainsi, ne fut-il arbitraire?
Rebelle est l’être humain toujours contestataire Ni Dieu ni maître est bien leur guide à soutenir Sans même discuter, l’évidence bannir. Mais s’isoler ainsi n’est-ce pas arbitraire ?
C’est dans l’obscurité, la noirceur de l’oeillère D’un nébuleux donjon qui chasse le savoir, Au gibet se clouant et sans s’ apercevoir … Se condamnant ainsi, un bien triste arbitraire.
Ce monsieur Arouet… qu’on appelait Voltaire En s’exprimant ainsi, ne fut-il arbitraire ?
Ses yeux couleur noisette et son pelage roux Flamboyant au soleil sur son grand corps d’athlète, Ses beaux muscles d’acier son allure parfaite Valaient plus à mon coeur qu’un trésor de bijoux.
Ce fut le coup de foudre au premier face à face J’en ai presque pleuré, ce fut fort et tenace Avec ce bout de chien, princesse au poil cuivré.
Rien ne lui faisait peur quand il fallait partir En errance sans fin, le museau enivré Par l’odeur des layons, et moi m’anéantir.
Elle songeait sans doute au moment du sommeil, Vibrant aux souvenirs d’une longue aventure A flairer le faisan libre dans la nature. Au fauteuil, je rêvais de son habit vermeil.
En nombre ou théorie il faut être inventifs. Palme, coude et le pied étaient alors actifs. Donnez-moi bien l’appui j’élèverai le monde.
Qu’Archimède disait poussé par le besoin.
Le « corps plongé dans l’eau » ? C’est de lui, qui le fonde. Mais fit encore pis… des romains combatifs Mit flamme à Syracuse aux vaisseaux sans captifs Et résista trois ans à la horde qui gronde.
Archimède le fit poussé par le besoin.
S’assemblèrent ainsi chaque concept, témoin Des progrès du savoir, pyramide savante D’écolier la hantise à bûcher avec soin. Il reste à découvrir caché dans quel recoin ? D’autres Pi, des secrets pour la tête pensante.
Pierre MICHEL
Poésie de l'âme et du coeur, de la vie et de l'espérance.