Tous les articles par P. MICHEL

POÉSIE CLASSIQUE_SONNET POLAIRE_SOUVENIRS DE PRINTEMPS

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Souvenirs de printemps

Que vienne le printemps qu’il chante en démesure,
Car j’attends le bourdon l’abeille et papillon
Et j’ai soif de leurs chants plus doux qu’un carillon
Qui sonnent en les prés sur la belle nature.

Sur les bords du jardin les mimosas en fleur,
Ce petit monde appelle en exhalant l’odeur
De leurs floraux épis en plumets de teint jaune.

La douce violette accroche le regard
Voulant ensoleiller fleurir un œil atone
Et lui parler d’amour baume à ce cœur hagard.

Voici déjà j’entends s’affairer la mésange
Dans le trou d’une brique au flanc du gros fruitier
J’en éprouve un plaisir comme un riche héritier
Au souvenir joyeux de sa belle louange.

Pierre MICHEL

Poésie libre_ La plume du poète

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La plume du poète
Plume… plume, vole bien haut
Et dis-moi ce que tu vois la haut…

Je vois vers les pays du sud
Où le soleil donne sa plénitude
La belle noire aux regards de feu
Lancer les yeux doux à son amoureux.

Plume… plume, vole bien haut
Et dis-moi ce que tu vois la haut…

Vers les pays du Nord
Brunes et blondes parées d’or
Mettent jeunes gens à leurs genoux
Car l’amour les rend tout doux.

Plume… plume, vole bien haut
Et dis-moi ce que tu vois la haut…

À l’ouest… belles filles et amérindiennes
Guettent les cavaliers en file indienne
Descendant de leurs chevaux
Pour qu’eux aussi jouent les Marivaux.

Plume… plume, vole bien haut
Et dis-moi ce que tu vois la haut…

À l’est très loin vers l’Asie
Belles filles s’y trouvent aussi
Derrière leurs beaux yeux amande
Regardent les beaux gars… les gourmandes.

Plume… plume, toi qui voles si haut
Dis-moi où suis-je dans le lot… ?

Toi… ? Tu es en douce France
C’est le pays de ta naissance
Coquin que tu es, c’est certain
À ta blonde tu chantas même refrain.

Plume… plume, toi qui voles si haut
Ce que tu vois la haut est si beau
Alors c’est qu’il y a de l’espoir
Pour l’homme qu’il soit blanc ou noir…

Pierre MICHEL

SONNET MAROTIQUE_ Leur Salaire ©

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Leur salaire.

Il leur a fait cadeau d’une planète immense
De pâturages gras d’océans infinis,
De printemps enchanteurs à belle odeur anis
Il n’a rien refusé quelque soit la dépense.

Il les fit eux aussi pour un bonheur intense,
Dans un cadre enchanteur à donner le tournis
Car tout était bien vrai loin d’un simple vernis.
Leur donna liberté, c’était là le suspense,

Pour dominer la terre et aujourd’hui c’est fait !
Mais ils ont tout détruit niant le Dieu parfait
Qui leur disait d’aimer et rejeter la haine.

Ils ont chéri la mort, tuant à flot la vie,
Insensible de cœur, sans cesse inassouvie.
Leur salaire est l’enfer au cou la dure chaîne.

Pierre MICHEL

SONNET MAROTIQUE_ Comme un dernier automne.

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Comme un dernier Automne…

Un torrent de couleur déferle sur les bois
Et le rouge joutant le vif éclat du jaune
De clair vire à l’obscur faisant fuir l’avifaune,
C’est le temps des départs, reste le pique-bois.

Le vent souffle le froid flûtant comme un hautbois
Et sont pillés les ceps sur les coteaux de Beaune,
Mais le fruste mouton de la race Lacaune
Lui, son lait cru fournit à la ferme Dubois.

Ainsi passe le temps qui doucement déroule
Cet automne nouveau, pendant que tout s’écroule
Car il honnit la paix ce monde des humains.

L’infiniment petit ou grand de la nature
Suit le chemin parfait que Dieu créa mature.
Mais l’homme aime casser, brisant tout de ses mains.

Pierre MICHEL

SONNET à REBOURS_ Les Giboulées.

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Les giboulées

Les chariots de la colère
À grand fracas grondent aux cieux
Et d’un seul coup tout s’accélère,

S’ouvre un écrin capricieux,
La trombe d’eau puissante et claire
Frappe le toit et ne veut plaire,

Et de son chant la véranda
En mezzo forte vibre et sonne
J’en suis ému, mon cœur frissonne
Sous le regard d’une vanda.

Puis cesse enfin la corrida
Que rompt la goutte polissonne
Quand le soleil vient en personne
Sur le haut du jacaranda.

Pierre MICHEL