Tous les articles par P. MICHEL

SONNET à Rebours_ Spleen de Muse ©

170_SONNET  à Rebours_ Spleen de Muse______

Spleen de Muse

Sous l’infini d’un voile
Cherchant un réconfort
Pleure sur son étoile

Une muse en son for,
Sa plume sur la toile
A cargué sa grand-voile

Elle était son agent
Aux senteurs de la rose
Invitant à la pause
D’un ton doux vif-argent

Fée au coeur diligent
Trace à clarté mi-close
Ton lied arc-en-ciel, ose
En un flot émergent.

Pierre MICHEL

SONNET à KYRIELLE_Mélancolie. ©

La peinture est de Claudem peintre et poétesse:Peinture de Claudem.png

164_SONNET À KYRIELLE_Mélancolie_____

Mélancolie.

Comme un vent de folie, au reflet irisant
Les ombres de la nuit d’une brume argentée,
Sa vue errant sur l’eau se plongeait tourmentée
Dans un rêve sans fin comme un miroir grisant.

Et l’astre de la nuit se mirait apaisant,
Sur l’onde au noir profond de cette âme agitée
Mais qui rêvait de paix, d’une histoire bleutée
Dans un rêve sans fin comme un miroir grisant.

La fille aux cheveux d’or poussa comme une plainte,
De cet espoir si fort, d’éluder cette crainte
Dans un rêve sans fin comme un miroir grisant.

Vivre des jours heureux, rejoindre son enfance
A l’abri du cocon des lieux de sa naissance,
Dans un rêve sans fin comme un miroir grisant.

Pierre MICHEL

LE ROUNDEL _Ma rose. ©

163_ROUNDEL_ Ma Rose______

Ma rose.

Comme une rose au corps soyeux
Que je respire, enlace et ose
Un doux baiser, silencieux
Comme une rose.

M’offrant ton coeur nimbé de rose
Et l’eau sans fond comme les cieux,
De tes yeux clairs. Ta bouche close
Est une invite, un vœux pieux
A demeurer en cette osmose
En ce parfum délicieux
Comme une rose

Pierre MICHEL

Sonnet français_ La reine du jardin ©

48_SONNET-FRANÇAIS_La-reine-du-jardin_____)

La reine du jardin.
Ton doux corps de satin, au noir clair enchanteur
Paradant au sommet d’une tige accueillante
Fait connaître au soleil ta parure affolante.
Oui de ton bel éclat je suis admirateur.

Un écrin de verdure accueille ta splendeur.
Exposée aux regards ta beauté captivante
Est sans franche rivale aussi tendre avenante,
Et d’un jardin en fleur la reine accroche-cœur.

T’enchaîner, te claustrer dans un vase de verre,
Ta liberté ravir, oh fleur incendiaire
J’hésite avant d’agir, que faire, te garder ?

Te cueillir pour moi seul t’avoir en privilège
Et t’encenser, plus qu’un oeillet te protéger
Rose est-ce bien t’aimer ? C’est surtout sacrilège.

Pierre MICHEL

Dilatation du poème de Paul Verlaine_ Marine.

165_POÉSIE_Dilatation d'un Poème de Paul Verlaine_Marine_____

Dilatation du poème de Paul Verlaine_ Marine.

L’océan au ressac furieux et sonore
Palpite en cœur vivant et comme fou sous l’oeil
De la lune semblant compatir tout en deuil,
Et palpite en un flux, hurlant sa peine encore,

Tandis qu’il pleure et geint c’est là qu’un vif éclair
Brutal et violent, comme un sabre sinistre
Fend le ciel orageux et sa couleur de bistre
D’un long déchirement, foudroyant zigzag clair,

Et que fougueusement, hargneuse chaque lame,
En bonds sur les rochers et retours convulsifs,
Le long de cette côte et ses nombreux récifs.
Va, vient, luit en flocons vociférants et clame,

Et qu’au dessus des eaux se peint le firmament,
Où le fléau s’enfuit et quand l’ouragan erre
Rugit tel un tambour le raffut du tonnerre
Impétueusement et formidablement.

Pierre MICHEL