Tous les articles par P. MICHEL

SONNET SEIZAIN _ La remplaçante ©

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La remplaçante

Elle fuit de mon esprit m’abandonne au grand plat

C’est l’acier la fureur qui vient et prend sa place.
Alors le rouge et noir luisent comme un prélat,
Flamboyant sont les feux des chromes de galla
Lisière de ses yeux brillant comme la glace.

Elle entre dans l’arène et roule au pugilat
Sous le soleil d’été bombant sa carapace.
La moto paradant enflamme la grand-place
Et rien ne lui fait peur ni les monts ni Sarlat.

Son chant monte et rugit devient rauque et vivace,
Viril hurle sa joie et doucement s’efface,
Créant la déraison, un autre apostolat.

La fièvre et la folie emblème de ma race
M’apportent bien l’oubli, ce jus de miellat
Qui m’aide à supporter mon sort loin de sa face.

Ma muse s’est enfuie et me livre au grand plat.

Pierre MICHEL

Sonnet français_ Contemplation ©

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Contemplation

Lèves yeux et vois aux cieux cette palette
Qui chante une louange en toute liberté.
Et les étoiles d’or scintillant de fierté
Étalent leur splendeur aux regards de l’esthète.

L’étendue est ici comme une devinette
Livre ouvert de celui qui ne l’a déserté.
Qui connaît sa valeur son immense cherté ?
C’est le coeur attentif à cette voix muette.

Et pour la découvrir, est-il un courageux ?
Il interrogera sans être un outrageux.
Celui qui donne vie éclairera son âme,

Sur le sens de ce temps que passe ici l’humain
A définir son choix… Sur cette immense trame
De l’artiste éternel lui montrant le chemin.

Pierre MICHEL

Sonnet Fançais_ Mon Berger ©

93_SONNET FRANÇAIS_Mon-Berger_____)

Mon Berger

Par ta grâce envahi, rempli de ton amour,
Je te cherche au matin, t’aperçois et m’incline.
Une louange un chant j’élève en ton séjour
Et me tiens à tes pieds sur ta sainte colline.

Ton Esprit se répand et brûle tour à tour
Mon péché; me donnant une âme cristalline
Plus pure que les eaux des sommets à l’entour.
Loin de l’iniquité, j’aime ta discipline.

Audacieusement je dépose à tes yeux
Pour ce si grand salut, ce don si merveilleux,
Mon torrent d’allégresse en action de grâce.

Je suis un livre ouvert, et toi Dieu bienveillant
Inscris tes volontés, ta loi douce efficace
Par Jésus mon berger sur mon cœur vacillant.

Pierre MICHEL

SONNET CURTAL _ Souvenir, Le Moulin. ©

159_SONNET-CURTAL_Souvenir-le-moulin______

Souvenir, le moulin.

J’avais sept ans au plus en ce mois de vacance.
Charrette de géant cheval impétueux,
En un instant la haut, callé par la fermière,
Qui par un hue et dia quitta la dépendance
Pour un moulin très loin, par les chemins boueux.
Quel souvenir ! De peur, de joie et de lumière.

Et là tout m’apparut comme un vieux château fort,
Baignant les pieds dans l’eau, d’un courant tortueux.
Les godets ruisselants chantaient à leur manière
Un chant grégorien, un air de réconfort,
Une belle prière.

Pierre MICHEL

SONNET CURTAL _ Le coq. ©

158_SONNET CURTAL_ Le Coq_____

Le coq

C’était un coq gaulois braillard et solitaire,
Qui régnait en tyran sur un vieux poulailler.
Par une nuit sans lune, advint une fripouille
Car il fleura l’odeur de ce local aviaire,
Et trouva bien normal de s’y ravitailler.
Et, trimant griffe et crocs, fit un trou pour sa bouille.

À peine le museau de l’aimable rouquin,
Se fit voir par le trou, qu’un bec vint l’entailler
Féroce et sans pitié, faisant fuir la gargouille.
Plus jamais on ne vit le retour du coquin,
Tant que régna l’arsouille.

Pierre MICHEL