Là crispé, un corbeau guette un geste un méfait, Me surveille et m’attend la griffe menaçante. L’œil malveillant, chafouin, cette bête blessante Tend ses rets bien cachés, sur mon temps imparfait.
Il faudrait tout lui dire et n’est pas satisfait Si mon coeur n’avouait la faute avilissante… Par la question précise honteuse, embarrassante, Il extorque à l’enfant le mythe d’un forfait.
Repu de cette horreur, se retire et digère Son festin de péchés sa graille mensongère. En semblant de prière, et chapelets haineux.
Mais toi laisse briller en ton cœur l’évangile, Rejette les noirceurs de cette époque hostile. Jésus de sa clarté rend ton ciel lumineux
Oh Éternel ‘’Je suis’’ ! Toi mon maître et Seigneur, Ton amour est un feu doux fleuve d’obligeance Alors au Tout Puissant mon cœur fait allégeance Car Dieu bon, ton regard est rempli de douceur.
Pourvois à mes besoins en riche bienfaiteur, Et guéris mon passé comblant mon indigence. Ho puissant roi des rois, étends ton indulgence Et je pourrai t’aimer en libre adorateur.
Mon âme qui combat voit en toi sa bannière. De ton armée, en chef toi seul est la charnière, En créateur précis, tu sais bien tout guider.
Aussi voici pourquoi devant toi je m’incline, Car étant le Vivant pour mon âme orpheline En rocher protecteur tu sauras me garder. Pierre MICHEL
Sa beauté n’a d’égal que son grand cœur ouvert, Aussi l’artiste en fit l’aspect, poitrine nue, Guidant tous les français vers leur star si connue… Il fallait la gagner, puis la mettre à couvert.
La volonté du peuple est comme le pivert, Volant sans la contrainte elle est une ingénue. Toi qui veux la briser, toi brute malvenue, Nous dressant devant toi, nous t’avons découvert.
Nos esprits et nos corps feront toujours barrage ! De nouveaux Delacroix peindront comme un ancrage La conquête française en tableaux et beaux vers.
Mais, dur est le combat, nous aurons la victoire, Portant cet étendard bien haut dans notre histoire, LIBERTÉ nous passons, à tout notre univers.
Comme le pauvre Icare en sa tendre jeunesse, Qui n’est pas attiré par l’éclat du soleil D’un destin ici bas et d’un temps sans pareil, Pour en vivre la gloire en déguster l’ivresse ?
Car c’est la belle époque où brille la promesse D’un lendemain ouvert pour le cœur en éveil Se croyant invincible on fait fi d’un conseil En affrontant le feu qui brusquement nous blesse
Dépouillé de l’espoir et le rêve fondu Emporté par le flot d’un monde au mal vendu. En brisant tout élan ils ont barré la route.
Mais si l’aile coupée interdit tout départ En Dieu la liberté brise alors tout rempart En offrant par amour l’envol pour qui ne doute
Si la mer se déchaîne et le vent souffle fort Et que ton cœur faiblit sous la vive bourrasque Du mépris, du rejet, du monde et de son masque Te brisant, terrassé même pour un effort.
Quand un nuage noir arrache le confort De ton âme paisible et que gris et fantasque Il te charge de peine et te ceint de son casque De terreurs dans la nuit, loin de tout réconfort.
C’est là, quand sous le faix du chagrin tout s’effondre Que l’espoir est si loin qu’il paraît comme fondre Dans l’éther d’un ciel froid dur et rébarbatif.
Là Dieu te tend la main, Lui seul comble et restaure Ta paix, ta faim d’amour, donnant mieux qu’une laure. Par Jésus te faisant son enfant adoptif.
Pierre MICHEL
Poésie de l'âme et du coeur, de la vie et de l'espérance.