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SONNET_ESTRAMBOT_Mais qui était-ce ?

La paréidolie est la faculté d’imaginer des formes dans les nuages.149_SONNET_ESTRAMBOT_Mais qui était-ce

Mais qui était-ce ?

Sur un ciel bleu profond je recherche sa trace…
Il était pourtant là… comme un voile aérien,
Mais il avait l’aspect d’un garde prétorien,
L’air amer, il semblait trébucher, en disgrâce…

À moins que, disparu d’un combat de pancrace,
Par Arès écharpé qu’il fuit en vrai vaurien,
Il panse sa vigueur tel un simple terrien ?
Reviendra t’il vainqueur, tout comme un guerrier Thrace ?

Je veux le retrouver et scrute l’horizon,
Mon corps semble flotter à même le gazon,
Quand je vois apparaître un saurien gigantesque…

Mon soldat pourra t-il de cela triompher ?
S’il se fait, par l’affreux géant apostropher…
En appeler aux saints d’un tableau rembranesque ?

Le mystère attendra, la voix me fait sortir
Et quitter à regret le ciel, et repartir
Dans la réalité, loin du rocambolesque…

Pierre MICHEL

Poésie classique, LE_VIRELAI : Un amour de rose.©

90_Un amour de _rose-Saint-Valentin_____

https://www.youtube.com/watch?v=nYSwNs6dVlE&list=PLeuP8MDlaaAHcf51T5lKdiKlb2tK1rT4b&index=5&t=23s

 

Un amour de rose.

Tel un souffle de bonheur
Vêtu de couleurs charmantes
Aux vertus si captivantes,
Tu parades belle fleur.

Ta fragrance si charnelle,
Tel l’arôme du doucin,
En si magnifique écrin,
M’invite à te garder belle.

Cueillie au jardin douceur,
Tes teintes sont chatoyantes
De tendresses fort craquantes
Messagères de chaleur.

Tel un souffle de bonheur.

Ton discours mademoiselle,
Perle comme un clavecin
Au cœur et lui sert d’ombrelle,
Lui chantant un beau refrain.

Saint Valentin le charmeur
Mieux que missives parlantes,
T’offre ces roses ardentes
Qui enchanteront ton cœur.

Tel un souffle de bonheur

Pierre MICHEL

Poésie classique, Le Pantoum : Chantent mes souvenirs. ©

60_LE PANTOUM-Chantent-mes-souvenirs_____

Chantent mes souvenirs.

Quand reverrons-nous le temps du sonnet ?
Du merle chantant de belles rengaines.
D’un poème d’eau, d’un vif sansonnet,
Mon cœur s’embrasait, de douces aubaines.

Du merle chantant de belles rengaines,
Ses trilles j’entends, et tous ses couplets.
Mon cœur s’embrasait, de douces aubaines,
Quand ils arrivaient clairs et bien replets.

Ses trilles j’entends, et tous ses couplets,
Tous ces souvenirs venant en bouffées.
Quand ils arrivaient clairs et bien replets.
Mon âme exultait de joies réchauffées.

Tous les souvenirs venant en bouffées,
Radieux j’étais, venant du sous-bois.
Mon âme exultait de joies réchauffées,
En me promenant aux champs et aux bois.

Radieux j’étais, venant du sous-bois
Le souffle coupé, l’esprit en extase,
En me promenant aux champs et aux bois,
Pillant l’air des fleurs, pour leur être en phase.

Le souffle coupé, l’esprit en extase,
J’ai les souvenirs couleur de genet
Pillant l’air des fleurs, pour leur être en phase,
Quand reverrons-nous le temps du sonnet ?

Pierre MICHEL

Poésie classique, le Sonnet Polaire.Le pécheur

113_SONNET-POLAIRE_Le PECHEUR_____)

Le pécheur.

A peine l’aube point, la brume errant sur l’eau,
Qu’il est là ce matin d’un grand jour de froidure.
Le silence est pesant… à couper au couteau.
Une odeur de mouillé déverse sa mixture.

Sa ligne est bien tendue et là flotte un bouchon.
Ses yeux semblent plongés dans un rêve sans fond
Mais il est attentif au merveilleux prodige,

Quand s’éveillent les champs et plus loin le moulin
Qui brasse le liquide en un chant cristallin
Envahissant les prés dans un commun vertige.

Le flotteur disparaît… passe deux canardeaux
L’homme a levé les yeux, mais de cela n’a cure,
Car voici que paraît au dessus des roseaux
Le beau soleil de Dieu réchauffant la nature.

Pierre MICHEL

Poésie classique_ Sonnet Polaire_ Écoute la nature ©

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Écoute la nature.

Au fond de la forêt à l’abri du regard,
C’est là qu’il prend naissance entre genets et mousse,
Puis doucement fait voir sa riante frimousse,
En chantant volubile et le cœur babillard.

Caressant en douceur un galet translucide,
Et plus loin, reflétant dans son halo limpide,
L’aile d’un papillon sur un pont de jonc bleu.

De son doux gazouillis au ton pur et céleste
Il appelle un oiseau vêtu comme Saint Leu,
Et d’autres résidents de ce décor agreste

Toi Pèlerin qui passe, écoute ce bavard
Racontant les splendeurs de ce monde ou tout pousse
Ce miracle sans fin puissant et sans secousse.
Par ces splendeurs ton Dieu t’invite avec égard.

Pierre MICHEL