Sa beauté n’a d’égal que son grand cœur ouvert, Aussi l’artiste en fit l’aspect, poitrine nue, Guidant tous les français vers leur star si connue… Il fallait la gagner, puis la mettre à couvert.
La volonté du peuple est comme le pivert, Volant sans la contrainte elle est une ingénue. Toi qui veux la briser, toi brute malvenue, Nous dressant devant toi, nous t’avons découvert.
Nos esprits et nos corps feront toujours barrage ! De nouveaux Delacroix peindront comme un ancrage La conquête française en tableaux et beaux vers.
Mais, dur est le combat, nous aurons la victoire, Portant cet étendard bien haut dans notre histoire, LIBERTÉ nous passons, à tout notre univers.
Comme le pauvre Icare en sa tendre jeunesse, Qui n’est pas attiré par l’éclat du soleil D’un destin ici bas et d’un temps sans pareil, Pour en vivre la gloire en déguster l’ivresse ?
Car c’est la belle époque où brille la promesse D’un lendemain ouvert pour le cœur en éveil Se croyant invincible on fait fi d’un conseil En affrontant le feu qui brusquement nous blesse
Dépouillé de l’espoir et le rêve fondu Emporté par le flot d’un monde au mal vendu. En brisant tout élan ils ont barré la route.
Mais si l’aile coupée interdit tout départ En Dieu la liberté brise alors tout rempart En offrant par amour l’envol pour qui ne doute
Si la mer se déchaîne et le vent souffle fort Et que ton cœur faiblit sous la vive bourrasque Du mépris, du rejet, du monde et de son masque Te brisant, terrassé même pour un effort.
Quand un nuage noir arrache le confort De ton âme paisible et que gris et fantasque Il te charge de peine et te ceint de son casque De terreurs dans la nuit, loin de tout réconfort.
C’est là, quand sous le faix du chagrin tout s’effondre Que l’espoir est si loin qu’il paraît comme fondre Dans l’éther d’un ciel froid dur et rébarbatif.
Là Dieu te tend la main, Lui seul comble et restaure Ta paix, ta faim d’amour, donnant mieux qu’une laure. Par Jésus te faisant son enfant adoptif.
Volant à tire d’aile en tous les cieux du monde Elle flatte l’esprit d’un mot fin argenté. Mais de sa paix, la pause, est une douce ronde Colombe au vol d’or pur sur un ciel enchanté.
Trop souvent d’un donjon de suffisance abonde Et se déverse en trait parfois bien tourmenté, Mais que doux est le son caché dans sa rotonde Messager de repos loin du flot déjanté.
En fuyant comme l’onde elle est loin du sublime Au caniveau s’épanche et tombe dans l’abîme S’élançant haut et fort sans vouloir dire adieu.
Mais lui, tel un burin dans la main de l’artiste, Il sculpte une œuvre d’art sur ton cœur égoïste. Attends dans le silence un secours de ton Dieu.
Écho de la douceur tu cours par les sous-bois, Dans les sentiers perdus, sous la feuille opaline Puiser un nouvel air une note câline, Un ramage en errance ou qui semble aux abois.
Ouvrant les yeux du coeur suave ton vent souffle Comme une folle ronde, arabesque qui gonfle Et bouscule les mots et l’esprit du voyant.
Illuminant les jours, en dentellière agile Vers d’autres horizons et vers une autre Idylle Tu brodes doucement un lendemain seyant.
Limpide ton eau calme à se baigner invite, Et là fleurit le chant par toi tout arrosé D’un poète endormi sous un ciel reposé À qui Dieu donne grâce en une ode bénite.
Pierre MICHEL
Poésie de l'âme et du coeur, de la vie et de l'espérance.