Archives pour la catégorie LES SONNETS

Sonnet irrationnel : AUTREFOIS

120_SONNET_IRRATIONNEL _ Autrefois

Autrefois

En nombre ou théorie il faut être inventifs.
Palme, coude et le pied étaient alors actifs.
Donnez-moi bien l’appui j’élèverai le monde.

Qu’Archimède disait poussé par le besoin.

Le « corps plongé dans l’eau » ? C’est de lui, qui le fonde.
Mais fit encore pis… des romains combatifs
Mit flamme à Syracuse aux vaisseaux sans captifs
Et résista trois ans à la horde qui gronde.

Archimède le fit poussé par le besoin.

S’assemblèrent ainsi chaque concept, témoin
Des progrès du savoir, pyramide savante
D’écolier la hantise à bûcher avec soin.
Il reste à découvrir caché dans quel recoin ?
D’autres Pi, des secrets pour la tête pensante.

Pierre MICHEL

Sonnet Français : Papillon du Printemps

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Papillon du printemps

Papillon du printemps tes ailes irisées,
Illuminent les chants, les rêves du moment
Renaissant de l’hiver tu es événement,
Aux couleurs du beau temps, de pruines poudrées

Mes délires d’enfant aux heures enchantées,
Te doivent bien souvent l’idée du mouvement.
Soyeux et coloré ton vol suavement,
M’enivre de brouillards, de douceurs et rosées

Le regard attendri je contemple ton vol,
Délice de mes sens oubliant le licol,
Dures lois d’aujourd’hui violentes, brutales.

Ho ! oui je veux chanter, de la vie la faveur,
Du poète amoureux des champs et des cigales
Envole loin mon cœur, papillon du bonheur…

Pierre MICHEL

Sonnet Français : LE MERLE QUI CHANTAIT

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Le merle qui chantait
Un mois de mai joyeux aux journées miellées
M’offrit une faveur que j’en restais sans mot.
Tout pâlot, le soleil brillait sur le hameau
Egayant de couleurs les prés et les allées.

Un merle au loin dansant sur des branches effilées
A tue-tête jasait, perché sur un ormeau,
Un sifflet répondant fusait d’un vert rameau.
L’écureuil, lui, faisait des chutes affolées !

Sur un tapis de fleurs explosant plein d’ardeurs,
De jeunes pissenlits étalaient leurs rondeurs
Si jolie à mes pieds, une belle ancolie.

La faune des sentiers, de toutes les forêts,
Heureuse du printemps, semblait comme en folie
Soudain… noir il fut là, sautant sur les murets…

Pierre MICHEL

Sonnet Marotique : LA TERRE

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La terre ; Quelle beauté !

Au sein de la lactée, au lit de l’univers
Tu nous fascines tous, beauté mystérieuse !
Qui ne peut s’émouvoir, contemplant ton avers ?
Tu prodigues chaleur et froidure rieuse.

Sur toi des géants fous, s’ébrouent durs et pervers,
Chez toi sont nés, ils partiront, seront poussière.
A l’échelle du temps ; l’être humain, fait divers ?
Son corps, esquif chétif te parcourt en croisière.

Faite d’eau, de rocher, d’atomes poussiéreux,
Accueillant le mortel en tes lieux chaleureux,
De merci tu n’attends, l’homme en est incapable.

Tu revêts chaque jour d’audacieux atours,
Mon cœur s’éprend alors de tes purs alentours.
Bel astre, d’où viens-tu ? De Dieu, grâce ineffable !

Pierre MICHEL

Sonnet Marotique : LE VENT

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Le vent.

Effleurant tendrement mon front dès le matin,
Tu houles mes cheveux câline et douce brise,
En mon âme tu fais naître un vers byzantin.
Et, si je suis nerveux, tu apaises ma crise.

M’apportant les senteurs d’un mois de mai mutin,
Du doux parfum des fleurs je déguste l’emprise.
Soulevant les oiseaux au plumage argentin,
Ta caresse sur l’eau furtivement l’irise.

C’est toi, zéphyr charmeur, dont le cœur chaleureux,
Chasse les durs sursauts de l’hiver rigoureux.
Et donne de l’allant au renouveau des cimes.

Tu sais bien m’émouvoir quand tu chantes romance,
En haut des frondaisons où tu mènes la danse.
De Dieu tu es un don ! Éole aux chants sublimes.

Pierre MICHEL