Archives pour la catégorie LES SONNETS

Sonnet Polaire : MA CABOTE

119_SONNET-POLAIRE_Ma-Cabote___eee

Ma cabote

Ses yeux couleur noisette et son pelage roux
Flamboyant au soleil sur son grand corps d’athlète,
Ses beaux muscles d’acier son allure parfaite
Valaient plus à mon coeur qu’un trésor de bijoux.

Ce fut le coup de foudre au premier face à face
J’en ai presque pleuré, ce fut fort et tenace
Avec ce bout de chien, princesse au poil cuivré.

Rien ne lui faisait peur quand il fallait partir
En errance sans fin, le museau enivré
Par l’odeur des layons, et moi m’anéantir.

Elle songeait sans doute au moment du sommeil,
Vibrant aux souvenirs d’une longue aventure
A flairer le faisan libre dans la nature.
Au fauteuil, je rêvais de son habit vermeil.

Pierre MICHEL

Sonnet irrationnel : AUTREFOIS

120_SONNET_IRRATIONNEL _ Autrefois

Autrefois

En nombre ou théorie il faut être inventifs.
Palme, coude et le pied étaient alors actifs.
Donnez-moi bien l’appui j’élèverai le monde.

Qu’Archimède disait poussé par le besoin.

Le « corps plongé dans l’eau » ? C’est de lui, qui le fonde.
Mais fit encore pis… des romains combatifs
Mit flamme à Syracuse aux vaisseaux sans captifs
Et résista trois ans à la horde qui gronde.

Archimède le fit poussé par le besoin.

S’assemblèrent ainsi chaque concept, témoin
Des progrès du savoir, pyramide savante
D’écolier la hantise à bûcher avec soin.
Il reste à découvrir caché dans quel recoin ?
D’autres Pi, des secrets pour la tête pensante.

Pierre MICHEL

Sonnet Français : Papillon du Printemps

037_Sonnet_PapillonDuPrintemps___eee

Papillon du printemps

Papillon du printemps tes ailes irisées,
Illuminent les chants, les rêves du moment
Renaissant de l’hiver tu es événement,
Aux couleurs du beau temps, de pruines poudrées

Mes délires d’enfant aux heures enchantées,
Te doivent bien souvent l’idée du mouvement.
Soyeux et coloré ton vol suavement,
M’enivre de brouillards, de douceurs et rosées

Le regard attendri je contemple ton vol,
Délice de mes sens oubliant le licol,
Dures lois d’aujourd’hui violentes, brutales.

Ho ! oui je veux chanter, de la vie la faveur,
Du poète amoureux des champs et des cigales
Envole loin mon cœur, papillon du bonheur…

Pierre MICHEL

Sonnet Français : LE MERLE QUI CHANTAIT

052_Un-merle-qui-chantait

Le merle qui chantait
Un mois de mai joyeux aux journées miellées
M’offrit une faveur que j’en restais sans mot.
Tout pâlot, le soleil brillait sur le hameau
Egayant de couleurs les prés et les allées.

Un merle au loin dansant sur des branches effilées
A tue-tête jasait, perché sur un ormeau,
Un sifflet répondant fusait d’un vert rameau.
L’écureuil, lui, faisait des chutes affolées !

Sur un tapis de fleurs explosant plein d’ardeurs,
De jeunes pissenlits étalaient leurs rondeurs
Si jolie à mes pieds, une belle ancolie.

La faune des sentiers, de toutes les forêts,
Heureuse du printemps, semblait comme en folie
Soudain… noir il fut là, sautant sur les murets…

Pierre MICHEL

Sonnet Marotique : LA TERRE

070_SONNET_La-terre Quelle beauté____)

La terre ; Quelle beauté !

Au sein de la lactée, au lit de l’univers
Tu nous fascines tous, beauté mystérieuse !
Qui ne peut s’émouvoir, contemplant ton avers ?
Tu prodigues chaleur et froidure rieuse.

Sur toi des géants fous, s’ébrouent durs et pervers,
Chez toi sont nés, ils partiront, seront poussière.
A l’échelle du temps ; l’être humain, fait divers ?
Son corps, esquif chétif te parcourt en croisière.

Faite d’eau, de rocher, d’atomes poussiéreux,
Accueillant le mortel en tes lieux chaleureux,
De merci tu n’attends, l’homme en est incapable.

Tu revêts chaque jour d’audacieux atours,
Mon cœur s’éprend alors de tes purs alentours.
Bel astre, d’où viens-tu ? De Dieu, grâce ineffable !

Pierre MICHEL