C’est l’acier la fureur qui vient et prend sa place. Alors le rouge et noir luisent comme un prélat, Flamboyant sont les feux des chromes de galla Lisière de ses yeux brillant comme la glace.
Elle entre dans l’arène et roule au pugilat Sous le soleil d’été bombant sa carapace. La moto paradant enflamme la grand-place Et rien ne lui fait peur ni les monts ni Sarlat.
Son chant monte et rugit devient rauque et vivace, Viril hurle sa joie et doucement s’efface, Créant la déraison, un autre apostolat.
La fièvre et la folie emblème de ma race M’apportent bien l’oubli, ce jus de miellat Qui m’aide à supporter mon sort loin de sa face.
Lèves yeux et vois aux cieux cette palette Qui chante une louange en toute liberté. Et les étoiles d’or scintillant de fierté Étalent leur splendeur aux regards de l’esthète.
L’étendue est ici comme une devinette Livre ouvert de celui qui ne l’a déserté. Qui connaît sa valeur son immense cherté ? C’est le coeur attentif à cette voix muette.
Et pour la découvrir, est-il un courageux ? Il interrogera sans être un outrageux. Celui qui donne vie éclairera son âme,
Sur le sens de ce temps que passe ici l’humain A définir son choix… Sur cette immense trame De l’artiste éternel lui montrant le chemin.
Par ta grâce envahi, rempli de ton amour, Je te cherche au matin, t’aperçois et m’incline. Une louange un chant j’élève en ton séjour Et me tiens à tes pieds sur ta sainte colline.
Ton Esprit se répand et brûle tour à tour Mon péché; me donnant une âme cristalline Plus pure que les eaux des sommets à l’entour. Loin de l’iniquité, j’aime ta discipline.
Audacieusement je dépose à tes yeux Pour ce si grand salut, ce don si merveilleux, Mon torrent d’allégresse en action de grâce.
Je suis un livre ouvert, et toi Dieu bienveillant Inscris tes volontés, ta loi douce efficace Par Jésus mon berger sur mon cœur vacillant.
J’avais sept ans au plus en ce mois de vacance. Charrette de géant cheval impétueux, En un instant la haut, callé par la fermière, Qui par un hue et dia quitta la dépendance Pour un moulin très loin, par les chemins boueux. Quel souvenir ! De peur, de joie et de lumière.
Et là tout m’apparut comme un vieux château fort, Baignant les pieds dans l’eau, d’un courant tortueux. Les godets ruisselants chantaient à leur manière Un chant grégorien, un air de réconfort, Une belle prière.
Pierre MICHEL
Poésie de l'âme et du coeur, de la vie et de l'espérance.