Tous les articles par P. MICHEL

LE ROUNDEL_ Tu me souris ! ©

155_ LE ROUNDEL _ Tu me souris !

Tu me souris !

Tu me souris et l’allégresse
Chasse très loin tous les débris,
De l’ouragan et sa détresse,
Tu me souris.
Tes cieux d’azur, leurs coloris
Ont balayé tout ce qui blesse.
Je me soucis peu du mépris
Et de tous ceux niant faiblesse,
Ho Dieu c’est toi mon favoris
Mon défenseur ma forteresse ;
Tu me souris.

Pierre MICHEL

SONNET ESTRAMBOT _ Le dieu déchu. ©

151_SONNET ESTRAMBOT _ Le dieu déchu

Le dieu déchu

L’être humain, ce rébus, n’est qu’un esquif instable
Que l’on trouve en tous lieux plaisants ou violents.
Ce chétif diamant aux ors sanguinolents,
Accueilli par sa mère à l’amour indomptable,

A bien conquis la terre, histoire incontestable!
Car là, sous tous les cieux déserts, soit opulents,
Il répand tyrannie et déchets purulents.
Pillant et détruisant ce qui n’est pas rentable.

Il vise alors le ciel… les étoiles habiter ?
Il ose en dieu déchu… Mars ? Il veut y gîter !
Car perdu pour perdu, non rien ne s’y oppose.

Il fait fi du Très-Haut. Celui qui connaît tout,
Par son prophète Abdias prévient le risque-tout.
« Ton nid je détruirai, si là haut on s’y pose »

Oh chef-d’œuvre divin, rétif, opiniâtre,
Homme fait du limon et non le divin pâtre.
En Jésus est pardon, crois à ce qu’il propose.

Pierre MICHEL

SONNET ESTRAMBOT _ Terre des hommes.©

150-SONNET ESTRAMBOT_Terre des hommes____)

Terre des hommes

Ho nature ! À fixer et contempler ta robe,
Aux plis si délicats des monts et des forêts,
Et les pans chatoyants de tes brillants adrets,
Sous l’œil azuréen que l’infini englobe.

Comment ne pas rêver sur cette garde-robe ?
Immensité sans fin aux indigos discrets.
Couverte de ta faune et de tous ses secrets,
Du géant au grand nez au tout petit microbe.

Le colibri-abeille à l’habit d’apparat,
Sur Cuba seulement a fait son émirat.
Il est une splendeur, ni raté ni sous-œuvre…

Au chant de la colombe, et du brame puissant
D’un cerf, ou l’océan au pleur assourdissant.
On ne peut que crier, oh oui ! Tout est chef-d’œuvre !

Et tout cela serait, le travail du hasard…
Un assemblage heureux d’un obscur lieu vasard ?
Non ! Pour moi c’est la voix , de Dieu seul qui manœuvre.

Pierre MICHEL

Sonnet français : Sur le chemin d’Emmaüs©

101_ SONNET FRANÇAIS _Sur le chemin dEmmaüs____)

Sur le chemin d’Emmaüs

Nous marchions sans espoir… Parfois un lourd silence…
Trois ans de souvenirs d’un chemin glorieux,
Ensemble parcouru car il venait des cieux.
Mais là, nous étions seul, plongés dans cette absence.

Dans le vide sans fin de cette incohérence,
Jaillit le désespoir de nos coeurs anxieux.
Oui, tout est bien fini de notre espoir pieux…
Pour nous il était rois, d’un monde de clémence…

Au sentier d’Emmaüs, voici qu’à nous se joint
L’inconnu qui guérit notre espoir mal en point.
Puis il rompit le pain… Alors paraît la VIE !

Ainsi c’était donc vrai ce qu’il disait avant,
Il est ressuscité ! Crois il est ta survie.
C’est un fait avéré, Jésus est bien vivant !

Pierre MICHEL

SONNET_ESTRAMBOT_Mais qui était-ce ?

La paréidolie est la faculté d’imaginer des formes dans les nuages.149_SONNET_ESTRAMBOT_Mais qui était-ce

Mais qui était-ce ?

Sur un ciel bleu profond je recherche sa trace…
Il était pourtant là… comme un voile aérien,
Mais il avait l’aspect d’un garde prétorien,
L’air amer, il semblait trébucher, en disgrâce…

À moins que, disparu d’un combat de pancrace,
Par Arès écharpé qu’il fuit en vrai vaurien,
Il panse sa vigueur tel un simple terrien ?
Reviendra t’il vainqueur, tout comme un guerrier Thrace ?

Je veux le retrouver et scrute l’horizon,
Mon corps semble flotter à même le gazon,
Quand je vois apparaître un saurien gigantesque…

Mon soldat pourra t-il de cela triompher ?
S’il se fait, par l’affreux géant apostropher…
En appeler aux saints d’un tableau rembranesque ?

Le mystère attendra, la voix me fait sortir
Et quitter à regret le ciel, et repartir
Dans la réalité, loin du rocambolesque…

Pierre MICHEL