Tous les articles par P. MICHEL

SONNET A REFRAIN © _Au long de la rivière

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Au long de la rivière

Au long de la rivière et son petit chemin

J’aime flâner le soir mon esprit à l’écoute

Des formes et des bruits de la faune en déroute

Ou sondant l’herbe haute un bâton à la main

Au long de la rivière et son petit chemin

 

Quand par les soirs d’été s’exhale le jasmin

Inondant l’alentour dont le ciel est  la voûte

Là, chouette et hulotte ont un terrain de joute

Ce coin est enchanté je m’y sens châtelain

Quand par les soirs d’été s’exhale le jasmin

 

Pour moi ces souvenirs sont une mélodie

Quand sous le poids  des ans tout n’est plus rhapsodie

Par l’accorte fragrance en ces beaux jours  heureux

Pour moi ces souvenirs sont une mélodie

 

Nul ne peut arrêter l’horloge qui chantonne

Ni l’orage tarir par frayeur quand il tonne

Mais reste en souvenir ces temps si savoureux

Nul ne peut arrêter l’horloge qui chantonne

Pierre MICHEL

SONNET A REFRAIN © _Voler plus haut

 

Voler plus  haut.

C’est mon cœur assoupi qui s’éveille en chantant

Quand la fenêtre s’ouvre, au soleil qui rayonne,

Et notre vie apporte un bonheur  qui se donne

Sous un azur serein  au reflet éclatant,

C’est mon cœur assoupi qui s’éveille en chantant.

 

Pour l’homme intéressé, curieux, persistant

S’ouvre alors le rébus à l’esprit qui bouillonne

Je découvre des yeux qu’un monde s’abandonne

A la  sagacité face au déconcertant

Pour l’homme intéressé, curieux, persistant.

 

A qui sonde les cieux et les années-lumière,

S’il découvre le ciel, plus s’enfonce en l’ornière

D’un monde sans confins n’offrant que l’infini,

A qui sonde les cieux et les années-lumière.

 

Vouloir aller sur Mars est bien une gageure.

Dieu, des bornes a fait aux humains pour demeure,

C’est la terre en splendeur, notre habitat fini.

Vouloir aller sur Mars est bien une gageure.

 

Pierre MICHEL

 

SONNET A REFRAIN _Les saisons de la vie ©

Les saisons de la vie

Rêvant d’éternité, qui ne se force à rire ?

Et s’agrippe l’automne aux jupes de l’été

Mais oui ; passent les ans et vient l’anxiété

Des douleurs et des peurs que l’on ne peut décrire

Rêvant d’éternité, qui ne se force à rire ?

 

Car accourt un hiver qui lui veut réécrire

Sur sa partition chagrine et d’âpreté

La note désespoir, de tout le temps raté.

Toute jeunesse a fui… qui peut en Dieu s’inscrire ?

Car accourt un hiver qui lui veut réécrire.

 

Mais faut-il s’accrocher aux fleurs des jours heureux ?

Aux temps et souvenirs de joie ou douloureux.

Ou sont mes vingt printemps ce bel âge frivole ?

Mais faut-il s’accrocher aux fleurs des jours heureux ?

 

Pourvus au fond du cœur en Dieu d’un sûr espoir,

Son amour merveilleux montrant son bon vouloir

Que j’aille auprès de Lui par Jésus ma boussole,

Pourvus au fond du cœur en Dieu d’un sûr espoir

Pierre MICHEL

SONNET MAROTIQUE © _ L’horloge

L’Horloge

Tic tac, tic tac bruisse et chante la pendule,

Inlassable envoûtante elle égraine le temps,

Cantilène inaudible aux cœurs impénitents

Comme à tous jeunes gens au minois sans ridule.

 

Puis la neige envahi le cheveux qui ondule

Vient la voix qui se casse et les mots chevrotants.

Que penche la tour et… les pas sont hésitants

Et la lucarne ouverte inutile module.

 

Il me semblait hier, à la belle saison ;

Qu’il était impossible hormis la trahison

Que ce corps résistant, rien ne pouvait l’abattre.

 

Tic tac, tic tac s’envole et disparaît le jour,

Qu’à Dieu j’ai confié sachant qu’il est amour.

Son pardon est certain en paix je peux m’ébattre.

Pierre MICHEL

POÉSIE CLASSIQUE_LE SONNET À REBOURS : Les phares bretons

Les phares bretons

Ils ont le pied marin campé en mer d’Iroise

Géants de la Bretagne ils sont fidèlement

Sentinelle clémente à tout bateau qui croise

Le Nividic en tête et plus loin la Jument

Ainsi que le Créac’h se dressent en cerbère

Dans ces endroits spumeux et de mer en colère

Mais il en est combien tout aussi merveilleux

Plantés de-ci de-là, d’allure magnifique.

Ils sauvent le marin du piège maléfique

Caché sous les embruns, les pics rocailleux.

Il en est encore un au nom si chatouilleux

C’est le Petit-Minou tendrement poétique

De Brest il ouvre ainsi la rade sympathique.

D’Armor en Bigouden ils sont fils orgueilleux.

Pierre MICHEL