Cet air que je respire en mon âme est ta voix, Oui tu vis en mon cœur et j’aime ta présence Car j’ai vu ton amour payer sur une croix Le prix de mes péchés, pour prendre ma défense
Je désire aujourd’hui, librement c’est mon choix, Au monde divulguer que ta grande clémence Libère, en nous lavant de cette horrible poix Qu’est notre impiété, sa triste violence…
L’enfant est un reflet d’innocence et candeur Mais nous avons perdu cette armure et bonheur Nous qui fûmes créés pour la paix et la joie.
Tel Troie et son cheval, Satan nous a dupé Mais notre créateur s’en est préoccupé Par Jésus porte ouverte et sa nouvelle voie.
Cette œuvre, ce carcan de l’artiste Rodin Grave funestement de l’homme la faiblesse. Là, les cœurs angoissés et le corps en détresse De tous sont le miroir, du pauvre ou du mondain.
Des appels au secours montent sous le gourdin Des remords, de la peur, de l’effroi qui l’oppresse. Qui peut nous secourir de la main vengeresse De cet infernal lieu, d’un passé de dédain ?
Quel est le devenir, comment lui faire face Pour celui dévorant les péchés en rapace ? Qui cède à ses instincts, tout comme un animal.
Dieu parle à l’être humain, Jésus veut le défendre Et pour le secourir sa douce main lui tendre, Qu’il échappe à l’enfer s’il se repend du mal.
Ce monsieur Arouet… qu’on appelait Voltaire Écrivit bien ces mots, sans se déconcerter. « Si Dieu n’existait pas il faudrait l’inventer ». En s’exprimant ainsi, ne fut-il arbitraire?
Rebelle est l’être humain toujours contestataire Ni Dieu ni maître est bien leur guide à soutenir Sans même discuter, l’évidence bannir. Mais s’isoler ainsi n’est-ce pas arbitraire ?
C’est dans l’obscurité, la noirceur de l’oeillère D’un nébuleux donjon qui chasse le savoir, Au gibet se clouant et sans s’ apercevoir … Se condamnant ainsi, un bien triste arbitraire.
Ce monsieur Arouet… qu’on appelait Voltaire En s’exprimant ainsi, ne fut-il arbitraire ?
Ses yeux couleur noisette et son pelage roux Flamboyant au soleil sur son grand corps d’athlète, Ses beaux muscles d’acier son allure parfaite Valaient plus à mon coeur qu’un trésor de bijoux.
Ce fut le coup de foudre au premier face à face J’en ai presque pleuré, ce fut fort et tenace Avec ce bout de chien, princesse au poil cuivré.
Rien ne lui faisait peur quand il fallait partir En errance sans fin, le museau enivré Par l’odeur des layons, et moi m’anéantir.
Elle songeait sans doute au moment du sommeil, Vibrant aux souvenirs d’une longue aventure A flairer le faisan libre dans la nature. Au fauteuil, je rêvais de son habit vermeil.
Pierre MICHEL
Poésie de l'âme et du coeur, de la vie et de l'espérance.